Homélie du 33ème dimanche du temps ordinaire

dimanche 16 novembre 2025

Par le père Michel Desplanches, recteur

Dimanche prochain, l’Eglise entière célèbrera le Christ, roi de l’univers. Ce sera comme le couronnement de toute l’année liturgique qui a commencé au 1er dimanche de l’Avent. Oui, nous avons vécu ensemble depuis un an, avec vous et avec tous nos amis de YouTube et de RCF, un long parcours avec le Christ dans une période  particulièrement instable dans notre pays, et parfois même inquiétante.

Mais Dieu est fidèle et l’espérance nous a portés durant ce jubilé. En ce dernier dimanche du Temps Ordinaire, c’est bien l’espérance qui est ranimée. Nos regards se tournent , en effet,  vers le Royaume qui vient.

Pourquoi ? Pour échapper aux épreuves du quotidien ? Pour nous réfugier dans le rêve ?

Non ! !

Pour avancer avec courage et persévérance en essayant de rendre à ce monde l’humanité qu’il a perdue.  Pour faire face aux épreuves dans une espérance sans faille avec une foi toujours plus solide et plus profonde. Oui, Jésus nous le dit dans l’Évangile d’aujourd’hui: « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. » La persévérance est un autre nom de la patience. La persévérance n’a pas peur du temps long. Elle engage notre volonté sur laquelle est greffée, depuis notre baptême, la vertu de charité. Notre volonté humaine peut être déterminée, mais elle demeurera toujours limitée. C’est sur cette volonté que la grâce du baptême  greffe l’infini de l’Amour. Et c’est l’Amour qui motive l’espérance. L’Amour est le but et le but  éclaire le chemin.

Si les derniers dimanches de l’année nous parlent de la fin du monde, ce n’est pas pour nous angoisser davantage. Au contraire, c’est pour nous dire que la haine, la violence et l’injustice ne dureront pas. Notre avenir, c’est l’infini de l’Amour avec Dieu et en Lui,  dans une communion qui englobe toute la création renouvelée dans l’Amour. Oui, au Royaume de Dieu, tout est ressaisi et transfiguré dans l’Amour.

C’est pourquoi l’espérance peut reprendre vie. Un avenir nous est ouvert. Une joie sans fin nous est offerte. Et cette joie vient transfigurer notre quotidien. En effet, chaque seconde qui passe est déjà chargée de l’infini de l’Amour que Dieu nous porte, même au cœur de nos plus douloureux combats.

Le Seigneur est fidèle à sa promesse. Il ne  nous laisse pas sur le bord du chemin. Il nous relève et nous prend dans ses bras de Père. Il nous éveille à la joie d’être aimés sans condition.

Que ce monde passe ! Que vienne ton règne, Seigneur ! Qu’il brille déjà dans nos cœurs, dans nos engagements, dans nos relations !

Notre beau sanctuaire du Laus est un lieu qui donne déjà à tous le goût du royaume de Dieu. Tant de pèlerins en font ici l’expérience. Oui, ici, le ciel est proche ! Viens, Seigneur Jésus!

 

Père Michel Desplanches

Recteur