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L'actu du Laus (détail de l'article)
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Jean Guitton et le Laus: une longue histoire
Jean Guitton fait partie de la longue liste des personnes dans la vie desquelles le Laus tient une place à part.
C'est en septembre 1926 qu'il se rend pour la première fois au sanctuaire. Il y reviendra à plusieurs reprises, en 1928, en 1966, et durant les vacances qu'il prenait à l'évêché de Gap auprès de Mgr Saliège.
Quarante ans après son premier passage au Laus, il se souvient...:
"J'écris ces lignes devant un paysage des Alpes de Provence, en cette fête de saint Augustin, tout près du sanctuaire qui commémore les visions d'une paysanne mystique du 17e siècle. Un érudit de mes amis, M. Pedrone, a écrit l'autre jour, dans l'Osservatore Romano, un bel article sur le règne de Louis XIV...
Benoîte Rencurel, qui n'était pas inconnue de son temps, a peut-être été un des ressorts les plus cachés et les plus puissants de l'histoire de l'Europe. Il faut attendre le grand jour de la révélation ultime des causes pour le savoir. En tout cas, le sanctuaire qui s'est fondé en ce repli des Alpes ne porte pas en vain l'inscription: à Notre-Dame de Bon-Rencontre...
Je me souviens d'être venu en ce lieu, il y a quarante ans, pour rencontrer quelques amis de l'enseignement primaire. Cette rencontre fut aussi une origine dans ma vie... Je trouvais au Laus le même genre de beauté austère et ravagée que dans l'Espagne de sainte Thérèse. Mais le bleu du ciel au Laus est incomparable. Il a force et tendresse, lumière et douceur..." (Introduction au livre "Les Davidées").
En 1988, dans un courrier adressé à Mgr Lagrange à l'occasion de son ordination épiscopale, il évoque à nouveau son attachement à Notre-Dame du Laus :
"Monseigneur, je désirais d'un grand désir venir à votre sacre. Le grand âge me retient! Mais je voudrais vous dire en quelques mots l'importance de ce sacre dans ma vie. Car, c'est au Laus, en 1926, que j'ai reçu du ciel une grâce qui a marqué toute ma vie. Vraiment, ce lieu mérite, pour moi, le nom de Bon-Rencontre.
Je suis à la fin "jam delibor!" et dans quelques jours je publie mes mémoires. J'ai longuement réfléchi sur les circonstances, les personnes, les épreuves et les joies de mon existence, sur le travail de la Providence. Et le présent s'est éclairé par le passé, le passé par le présent, pour s'unir en une sorte de point éternel indivisible. C'est dans cette perspective que le Laus a pris une place focale..." (13 septembre 1988).

